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10 Jan. 2021

Le PS Lausanne, majoritaire, joue sa carte «diversité»

Le parti, qui détient le plus grand nombre de sièges au Conseil communal (33 sur 100), a présenté sa liste paritaire et variée.

Article du 24h – Cindy Mendicino (14.01.2021)

Les conférences de presse sur Zoom offrent une mosaïque sur écran qui permet de balayer les intervenants du regard en un coup d’œil. Mercredi matin, au rendez-vous entre le Parti socialiste lausannois et la presse le constat est évident: il est rarement donné de voir des interlocuteurs aux apparences aussi variées.

Le PS Lausanne a choisi un panel de onze personnes, selon les termes du président, Denis Corboz, extrait des 96 (contre une moyenne habituelle de 80) qui composent la liste. Une fierté, dit Denis Corboz, mais pas autant que celle de voir la parité atteinte et des «parcours variés, une vraie diversité», souligne le président. Les âges, les couleurs de peau, les sexes… le PS se veut kaléidoscopique. «Avec la solidarité comme boussole» du programme.

Thèmes de prédilection

Miriam Lambelet, 40 ans, cadre à l’État de Vaud, veut la préservation et le dynamisme des quartiers, alors que le jeune Samuel de Vargas, 20 ans et coprésident de l’Asloca locale, rappelle toutes les ambitions socialistes pour faciliter l’accès et la qualité des logements.

Joëlle Racine, d’Unia, pense à la précarité des travailleurs, à la lutte contre le chômage, aux mesures d’insertion et de formation que Lausanne doit pouvoir assurer. Sylvie Makela, cheffe d’entreprise, égrène les difficultés et défis auxquels font face les patrons de petites entreprises et le rôle que la Ville peut jouer dans leur quotidien.

Des sortants, aussi

Au tour ensuite de quelques sortants de s’exprimer. Romain Felli, collaborateur de Nuria Gorrite, chargé de cours à l’Université de Genève et spécialiste des questions environnementales, décrypte les enjeux derrière la transition vers le chauffage à distance. Son chef de groupe, Vincent Brayer, enchaîne avec les questions de mobilité qui, dit-il, doit forcément être plus douce, plus durable. Les dimanches sans voiture durant tout l’été sont inscrits au programme. Vient aussi Louis Dana, avec sa préoccupation de mêler sport et culture, jusque dans les interstices des quartiers.

Audrey Petoud, 28 ans, travailleuse sociale, parle de ville féministe, d’égalité, de lutte contre la précarité menstruelle, alors que sa camarade, Geneviève Ziegler, 64 ans, «de piquet retraitée», insiste sur l’inclusion de tous les âges et l’attention qu’il faut porter aux plus précaires. La pédiatre Sarah Depallens mêle santé, politiques publiques et prestations sociales, qui doivent être accessibles et favorables au plus grand nombre.

C’est Lana Cueto, femme transgenre de 32 ans, responsable de communication et chroniqueuse, qui boucle la ronde des candidats rappelant qu’elle veut combattre l’exclusion et défendre la dignité humaine. «Sans aucune discrimination, pour être soi sans peur.»

Le plus grand parti, pour le moment

Le parti à la rose, majoritaire, part ainsi en campagne, alors que trois de ses membres sont en lice pour la Municipalité, avec le POP. Le PS détient aujourd’hui 33 des 100 sièges de la Palud, alors que le PLR, deuxième parti de la ville, en occupe 21. Mais ce sont les Vert·e·s qui risquent de leur dérober des sièges.